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 Echange epistolaire

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Jehan de Proisy
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MessageSujet: Echange epistolaire   Jeu 25 Fév - 15:06

[Vicomté d'Olonne en Poitou]

Le bureau était calme et le Fortunat écrivait à un frère, un ami, un parrain dont il ne recevait que de rares nouvelles...

Spoiler:
 

Un jeune homme entra portant la livrée bleue des terres de la Vicomté...

Ah Bastien te voilà...Je viens juste d'achever. Tu vas porter cette missive au Vicomte de Fenouillèdes, Messire Cristòl de Siarr le mien parrain.
Sois respectueux cet homme est un saint. Une fois là bas assure le de mon affection et ne va pas le déranger plus que de raison sauf s'il te demande d'attendre une réponse que tu me ramèneras ventre à terre.


Le Vicomte sort une bourse et la pose sur la table.

Voici ton viatique fais en bon usage et sois chiche de tes dépenses. Tous les deniers économisés sont pour toi...Prend une monture dans nos écuries et tu en changeras dans les relais que tu rencontreras sur ta route.

Sois prudent surtout les chemins de France sont hélas peu surs et les brigands rôdent. Cette lettre, même si elle ne comporte aucun secret d'état, doit arriver à bon port...


Allez file mon Bastien et me revient vite!

Le Vicomte sourit car il avait l'habitude de considérer ses gens comme de sa famille. Il avait fait apprendre à lire et à écrire à tous et envisageait de permettre à Bastien de faire des études. mais cela était un tout autre sujet..
.

Monseigneur il sera fait selon vos volontés et je ferai tout pour que vous soyez fier de l'émissaire choisit. Les brigands ne me font pas peur et l'épée que vous m'avez confiée est bien alerte dans mes mains...


Le jeune homme s'inclina prenant la missive et la bourse sous le regard amusé de son Seigneur qui pria le Trés Haut de lui accorder sa protection durant ce si long voyage...

[Quelques semaines plus tard dans le sud de la France]

Bastien se présenta au Castel impressionnant par son caractère de forteresse inaccessible. Autant Olonne, situé à quelques lieux de l'Océan faisait massif autant Fenouillèdes semblait un nid d'aigle.

Tant bien que mal il remit de l'ordre dans sa tenue chargée de poussière puisqu'il n'avait pas fait de pause changeant de monture pour une autre.
Il demanda à être introduit auprès du Vicomte Cristòl et attendit dans l'anti-chambre un peu anxieux. S'il s'agissait du parrain de son maitre ce devait être un vieillard à la tête chenu et il allait devoir faire preuve d'un grand respect...
Il attendit donc que le maître des lieux se présente refusant de remettre la lettre à tout autre.
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Aimelina
Vicomte/Vicomtesse
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MessageSujet: Re: Echange epistolaire   Jeu 25 Fév - 21:17

C'est une petite fille qui dégringola les marches de pierre du château de Fenouillet lorsque quelqu'un fut annoncé à l'huis, une petite fille qui ne comprenait plus rien de ce qui l'entourait, ces derniers jours, sinon la grande douleur, la grande affliction dans laquelle tous, à Fenouillet, étaient plongés, elle comprise.

Elle vint, accourut même, du mieux qu'elle le pouvait sans tomber, car son pauvre bras gauche rétréci lui faisaient souvent perdre l'équilibre. Elle vint, parce qu'elle espérait que ce seraient de bonnes nouvelles de l'extérieur, un peu de fraîcheur bienfaisante, une respiration, un printemps.

C'était un messager, et ce n'était pas pour elle. Personne ne lui écrivait, à cet âge !


-Mon papa est en haut. Je peux lui donner la lettre !

_________________
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Cristòl
Baron de Saint-Félix
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MessageSujet: Re: Echange epistolaire   Mer 17 Mar - 1:13

[Un mois a passé sur ce funeste jour...]

Cristòl s'apprêtait à quitter les Fenouillèdes. Il avait été précédé de peu par Paula, qui avait pris la route quelques jours plus tôt. Lui avait quelques affaires à mettre en ordre, avant de revenir à Saint-Félix...

De nouveau seul - ou presque, car sa fille Aimelina était restée au château, sans qu'il comprît tout à fait pourquoi il préférait sa compagnie à celle de sa mère ; peut-être était-ce qu'elle ignorait qu'elle était la fille de Paula, alors qu'elle savait être sa fille à lui, Cristòl... - , le Chevalier de Sìarr relut la lettre qui était parvenu aux lendemains du drame qui avait, une nouvelle fois, changé le cours de sa vie.
Un cours bien tumultueux, bipolaire, en vérité.

Il soupira. Presque un mois qu'il procrastinait une réponse - mais quelle réponse faire ? Il trempa sa plume dans le brou, la laissa un instant en suspens, puis :


Citation :
Mon frère,

Votre familiarité est la mienne. Vous êtes Vicomte, et je ne saurai me résoudre à vous appeler autrement que « Frère ». Le seul que j'aie jamais eu, peut-être ?
Si vous me négligez... Que dois-je dire de moi ? Sans doute ai-je manqué, tout ce temps, de vous donner de mes nouvelles. Et à dire vrai, désormais que j'ai enterré mon père, accepté mes fautes passées, été à Compostelle et accueilli la fille que j'ai trop longtemps laissée de côté, par mon érémitisme, par mon désintérêt du bas monde, je sens bien qu'il reste une foule de choses à me faire pardonner, et vous avoir laissé sans nouvelles en est bien une.

Mais quelles bonnes nouvelles pourrais-je vous donner ? Je vais me marier. Chez quiconque d'autre, la nouvelle serait heureuse. Elle ne l'est pas. Ce mariage sera pour moi, si cela est possible, le paiement d'une dette.
Car le Très Haut m'a donné vainqueur d'un duel d'honneur - et je devrais m'en réjouir ! - mais si la victoire fut éclatante, elle m'a fait perdre, de ma propre main, l'homme qui était mon parrain devant le Très Haut, avec lequel jamais je n'aurais voulu avoir de telle querelle d'honneur. Et quoi que le Très Haut m'ait désigné vainqueur et ait accueilli à son côté mon parrain, je ne peux m'enlever de l'idée que c'est une faute qui me revient, et que le jugement du Très Haut envers moi est en vérité bien juste, d'ainsi me faire souffrir d'avoir perdu un homme que je chérissais - d'avoir, je le sens, causé sa perte, moi-même.
Vivre toujours retiré du monde ne m'a pas épargné les peines que l'on souffre à vivre et aimer ceux qui nous entourent. Ce mal est venu me prendre jusqu'en mon château, voici un mois. Ainsi périt LeGueux d'Alanha, par ma main, mon parrain, mon mentor, et à peu de choses près, mon père.

Ce mariage, alors, c'est que j'épouse sa femme. Beaucoup crieront que c'est péché, que la morale le réprouve, ou d'autres choses. Je fais confiance à mon frère, à vous, Jehan, pour comprendre que je paie ma dette. Que devant le Très Haut, je pourrai au moins dire : « j'ai fauté, et voilà comment j'ai réparé ma faute ». Pour réparer ce tort incommensurable que j'ai causé à des enfants qui aimaient leur père et le perdent injustement, alors qu'il était revenu indemne de la guerre de Provence comme de maints autres combats passés, de causes plus fermes et délibérées, il me faut leur donner tout ce que j'ai, sinon davantage. Je n'ai rien d'assez grande valeur pour remplacer celui qui était si cher à leur cœur. Mais j'ai résolu qu'à défaut de le remplacer, je m'ôterai, à moi aussi, ce que j'ai de plus cher : la reconnaissance de mon père, Rekkared, et la confiance qu'il a mise en moi en me léguant Saint-Félix de Vinassan, avant même son propre départ pour le Soleil. J'épouserai leur mère, pour pouvoir leur donner toute cette confiance, tout cet amour paternel, tout ce qui a fait ma vie, tout ce qui m'a modelé. Pour moi je ne garderai rien. Je m'ampute de ce qui a une valeur incommensurable - et même alors, gagnerai-je enfin la paix ?

Je ne sais désormais que vous conseiller sur votre propre vie : voyez comment, mon frère, mon ami, j'ai échoué à conduire la mienne.
Vous êtes, à vous lire, toujours l'Hospitalier digne que j'ai connu, dont les valeurs répondent à l'Ordre, et non à l'uniformisme de la chevalerie parisienne. Vivez pour les vôtres et vos proches : c'est ce qui m'a manqué, sans doute, car je ne sais plus si j'aime bien, ou mal.

J'aurais plaisir à vous revoir, mon frère. Et si vous acceptiez d'être le témoin de mon étrange mariage, de cette dette que je m'en vais payer à ce parrain que j'ai envoyé auprès du Très Haut, mon cœur, peut-être, connaîtrait quelques temps la joie qui l'a abandonné.

Qu'Aristote vous garde,

Cristòl de Sìarr

_________________
Comte de Gévaudan, Baron d'Alaigne, Seigneur de Mireval
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Jehan de Proisy
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MessageSujet: Re: Echange epistolaire   Jeu 18 Mar - 2:01

Un aller retour plus tard plusieurs semaines après...
Citation :

Mon frère, mon ami, mon Parrain,

Que nenni c'était à moi de vous présenter mes devoirs et non à vous.
Je ne puis trouver les mots pour vous dire mon affection et mon désarroi de vous voir en telle situation. Je vous comprends même si je n'approuve pas votre sentiment expiatoire.
Bien entendu il sera pour moi un immense honneur que de venir témoigner de votre engagement tant je sais qu'il est sincère et pur. Les conditions de votre engagement font que je serai le témoin de votre droiture et de votre abnégation.
Je prie le Trés Haut que, néanmoins, cette union vous apaise et pourquoi pas vous redonne le gout de la vie. Pas celle des honneurs vous n'en avez que faire non celle du plaisir du bleu d'un ciel, du ravissement d'un chant d'oiseau, de l'émotion du sourire de votre fille et pourquoi pas de l'amour dans les yeux de votre épouse...

Votre frère affectueux




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