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Lundi veille des nones de mai de l'an de Pâques MCDLIV Samedi 6 mai 2006Le jour de la Saint Jean, bien avant les matines - milieu de la nuit -, des rumeurs sur les réactions des comtés & duchés du Royaume de France parcouraient ledit Royaume
[6]. Ainsi :
L'Anjou affirmerait son amitié avec la Bretagne et dénoncerait les affabulations dans cette affaire. De plus, l'Anjou n'autoriserait pas le passage dans sa province aux osts hostiles à la Bretagne & honorerait son alliance auprès de la Bretagne si une guerre venait à être déclarée.
Le Berry, regretterait la tournure militaire que prennent les évènements ainsi que le risque de voir le sang d'aristotéliciens couler & proposerait sa médiation en encourageant la Curie à en faire de même.
Le Dauphiné-Lyonnais estimerait la Bretagne Françoise de principe & de cœur, & considèrerait le conflit à venir comme fratricide. Le Conseil provincial insisterait qu'elle ne mobiliserait pas, préférant une difficile négociation à la guerre.
De l'autre côté de la Manche, le Conseil du Sussex condamnerait fermement les déclarations visant à amorcer une guerre en Bretagne. Il soulèverait la question de l'action du Roy Lévan III dans l'affaire et dénoncerait le fait que : « les ordres de levée de l'Ost Royal ne proviennent pas de sa Majesté Lévan III, mais bien du Grand Connétable de France, lui-même agissant sous les ordres des Pairs de France ».
Le comte des Flandres Lilin, quant à lui, attendrait & suivrait les ordres officiels du Roy, & insisterait sur le fait que toute personne Flamande se joignant à l'Ost sans son aval serait accusée de haute trahison. La duchesse de Champagne aurait tenu les mêmes propos aux Champenois.
En Normandie, les débats seraient houleux et la population partagée vis-à-vis des décisions du conseil. Le corps ecclésiastique aristotélicien se range derrière la paix et prône le retour au calme.
Pour le reste, aucune déclaration officielle n'était encore rendue publique, & les populations restaient divisées.
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Mercredi VIII des ides de mai de l'an de Pâques MCDLIVLundi 8 mai 2006Le surlendemain, jour de la Saint Michel Ange, bien après les complies - le soir -, le Roy de France Lévan III répondait publiquement à la duchesse de Champagne.
[7]Le Roy déplorait l'envenimement de la crise, & déclarait être opposé à la guerre avec la Bretagne, préférant trouver une issue diplomatique, ceci afin d'éviter de faire couler inutilement le sang.
Le Roy invitait donc le Conseil de Champagne à « protéger la terre de Champagne des troubles et des complots que certains indépendantistes de Bretagne ne manqueraient pas de fomenter », en n'hésitant pas à « adopter des lois d'exception permettant le jugement rapide des personnes suspectées d'être liées aux Bretons. »
Le Roy annonçait aussi prendre à sa charge le surcoût lié à la sécurité du duché de Champagne. La Champagne ne lèverait donc aucun ost pour soutenir l'un ou l'autre des camps.
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Vendredi VI des ides de mai de l'an de Pâques MCDLIVMercredi 10 mai 2006En ce jour de Saint Maiolus, vers les complies - le soir -, messire Erasmus, Comte de Charroux et Porte-parole du Comté du Poitou, annonçait aux Poitevins la proclamation de la loi martiale sur l'ensemble du comté par décret de la Comtesse Era, suite à une agression sur les personnes de la Comtesse Era, Comte Erasmus et de sa fiancée, damoiselle Emolas.
[8]Le Comte précisa que cette agression n'était pas revendiquée par les autorités angevines. Le Duc Tydual d'Anjou en éclaircit d'ailleurs les circonstances, & une accord de paix fût conclu entre les deux Comtés.
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Mardi veille des ides de mai de l'an de Pâques MCDLIVDimanche 14 mai 2006En ce jour de la Saint Boniface, après les matines - milieu de la nuit -, le Grand Maître de France Heraklius fît une annonce suite à la mobilisation de l'ost royal.
[9]Dans sa diatribe, il affirmait que les Bretons ont pris d'assaut Avranches & leurs alliés Anglois, Lisieux, villes de Normandie.
Puis, le Roy lui-même s’est exprimé en public en ces termes : « Des frondeurs bretons ont cru devoir franchir la frontière et attaquer les villes d'Avranches et de Lisieux.
Nous ordonnons, sur tout le territoire du Royaume, l'arrestation et la mise en détention immédiate de tout personne suspecte de collaboration avec la mutinerie.
Les personnes qui se seront rendues coupable de tentative de révolte ou d'appel à la révolte seront pendues. »
La ville de Lisieux fût ensuite reprise & par Ordre du Roy Lévan III de Normandie, la guerre déclarée à la Bretagne et à ses alliés, & Tydual, duc d’Anjou, dès lors considéré comme félon et traître à la Couronne.
La guerre entre la France d'une part, la Bretagne & l'Anjou d'autre part.
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Jeudi XVII des calendes de juin de l'an de Pâques MCDLIVMardi 16 juin 2006En ce jour de la Saint Pérégrin, d'après le récit des vétérans des deux camps, l'ost royal, formé de diverses compagnies et conrois des provinces fidèles à la France, vint mettre le siège devant Saumur en Anjou, après quelques escarmouches qui obligèrent les troupes angevines à s'enfermer dans la place.
Le duc Tydual fût contraint à la trêve & mais le lendemain, l'hôtel de ville de Saumur fût pris par un certain Chibax, & la ville livrée au Roy & ce, malgré la trêve...
Dans les jours qui suivirent, il y eu une autre bataille à La Flêche, dont le récit ne nous est malheureusement pas parvenu.
Epilogue
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Dimanche VII des calendes de juin de l'an de Pâques MCDLIVVendredi 26 mai 2006Le Roy fît un discours annonçant le traité de Tours qui clotûrait la guerre & le rétablissement de la concorde au sein du Royaume :
« Peuple du Royaume de France,
Vous avez participé avec bravoure et droiture à la guerre contre l'extrémisme breton et ses alliés félons : à Lisieux, à Avranches, à Fougères, à Saumur, à La Flêche, vous avez versé votre sang pour le Royaume et pour la Couronne. Le Roi, le Grand Maître de France et les plus hauts dignitaires du Royaume, la cour des pairs, vous remercient. Ils remercient tout particulièrement les Duchés de Normandie et de Touraine, en première ligne dans cette lutte fratricide.
Nous pouvons le dire : les Bretons ne sont probablement les ennemis ni des Normands, ni des Tourangeaux ni d'aucune autre province. S'il est vrai qu'il existe en leur sein quelques extrémistes pour lesquels la religion même ne constitue pas un rempart à la vilenie, d'autres en revanche méritent la considération et le respect.
Dame Nathan, tout comme nous, désire la paix. Nous rentrons de Tours où, dans la cathédrale de l'archevêque, nous avons signé un traité définissant clairement les liens qui nous unissent elle et nous. Puisse ce traité apporter paix et prospérité à tous, au sein du Royaume de France.
Par ailleurs, la Grande-duchesse nous a assuré que tous les prisonniers qu'elle détient seraient libérés ; nous lui avons fait la même promesse en retour.
Depuis quelques jours, d'aucuns ont tenté de rendre inaudible le message du Roi de France : certains en le faisant passer pour belliqueux, d'autres pour lâche. Pourtant, nous n'avons jamais cessé d'affirmer avec force que nous désirions la paix, et que nous étions prêts à faire preuve de la plus grande fermeté pour la maintenir. Notamment, nous n'avons jamais appelé à la démobilisation de l'Ost - il s'agit là de rumeurs malveillantes et infondées.
Au contraire, nous n'avons jamais faibli dans notre soutien à l'Ost, qui seule à permis de faire naître les conditions d'un dialogue raisonnable entre les parties en conflit. Nous lui renouvelons ici l'expression de notre gratitude.
La mobilisation et les combats ont entraîné des dépenses en or et en sang. A effet de compensation, nous demandons aux autorités des Comtés et Duchés qui ont été partie prenante aux conflits contre les extrémistes bretons et contre le félon Tydual, de présenter au Grand Maître de France leurs doléances financières argumentées et étayées, ainsi que les listes exhaustives des combattants et de leurs faits d'armes. »
Voici le traité de Tours,dont la source est perdue :
| Citation: |
Traité de Tours
Proposition 1 : Le Roi de France, en la personne de Lévan III de par la grâce du Divin, reconnaît le titre de Grand-duc de Bretagne, reconnaît en Nathan son titulaire, et reconnaît la qualité de Grand-duché autonome à la Bretagne.
Proposition 2 : Nathan, Grande-duchesse de Bretagne, reconnaît Lévan III, par la grâce du Divin Roi de France légitime, et reconnaît sa souveraineté.
Proposition 3 : Afin de sceller cette charte unissant la Bretagne à la France, la Grande-duchesse Nathan rendra hommage au Roi de France Lévan III, en se présentant devant lui à Paris.
Proposition 4 : À chaque changement des titulaires du titre de Roi de France ou du titre de Grand-duc de Bretagne, la cérémonie scellant ce pacte devra être reconduite.
Proposition 5 : La Hérauderie bretonne restera autonome et assurera respect des règles de la Hérauderie royale
Proposition 6 : La noblesse bretonne restera autonome et différenciée de la noblesse royale.
Proposition 7 : La noblesse bretonne renonce à ses droits de faire partie de la pairie royale.
Proposition 8 : Les cours bretonnes resteront autonomes et différenciées de la pairie royale.
Proposition 9 : Le Grand-duc de Bretagne est donc naturellement écarté du droit d'élire un Roi.
Proposition 10 : La cour d'appel bretonne restera autonome. Cependant, un observateur français sera nommé par la pairie royale et approuvé par le Grand-duc breton afin d'assister aux séances de la cour d'appel bretonne. Les personnes juridiquement françaises et ne pouvant être considérées comme bretonnes auront la possibilité de faire appel à la cour d'appel royale. Ce sera alors à l'observateur français de la Cour d'appel bretonne de déférer l'appel auprès de la cour royale.
Proposition 11 : Le Grand-duc de Bretagne s'engage à ne pas nuire au Roi de France, à sa famille ni à ses biens.
Proposition 12 : En cas d'attaque de la Bretagne de la part d'un pays étranger, le Roi de France proposera son aide afin de la défendre.
SA Dame Nathan, Grande-duchesse de Bretagne SM Lévan III, Roi de France |